Illustration aquarelle d’un joueur quittant un terrain de Premier League en direction de la CAN, avec une silhouette et la carte de l’Afrique en arrière-plan.

CAN 2025 : un casse-tête annoncé pour la Premier League

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée cette année au Maroc, se déroulera à un moment particulièrement sensible pour les clubs de Premier League. Prévue du 21 décembre au 18 janvier, elle intervient en plein cœur du calendrier anglais, une période traditionnellement marquée par l’accumulation des matchs décisifs, l’enchaînement du Boxing Day et le début des coupes nationales.
Un contexte explosif qui pourrait mettre à rude épreuve les effectifs de plusieurs clubs, certains étant beaucoup plus dépendants que d’autres de leurs internationaux africains.

Cette édition, avancée par rapport au calendrier habituel, pourrait toucher jusqu’à 17 clubs de Premier League. Si certains ne seront affectés qu’à la marge, d’autres devront recomposer entièrement leur organisation tactique durant près d’un mois. Le flou persistant autour de la date précise à laquelle les sélections doivent exiger la libération des joueurs n’arrange rien : chaque fédération pourrait négocier différemment, créant une marge d’incertitude pour les entraîneurs.

Selon les projections, les joueurs qualifiés jusqu’en finale pourraient manquer 6 matchs de Premier League, voire 7 dans certains cas, en plus de rencontres de FA Cup et Carabao Cup.
Un cauchemar logistique pour certains clubs, une formalité pour d’autres.


Les clubs épargnés : Arsenal, Chelsea et Leeds en tranquillité

Bonne nouvelle pour trois clubs : Arsenal, Chelsea et Leeds United ne compteront aucun international africain susceptible de participer à la CAN.
Ils traverseront donc la période sans la moindre perturbation dans leur effectif. Une stabilité précieuse quand on connaît l’intensité du calendrier hivernal anglais.


Aston Villa, Bournemouth et Brentford : un impact limité

À Aston Villa, seul l’Ivoirien Ivyans Guessand quittera l’équipe. Peu utilisé cette saison, son absence ne devrait pas bouleverser les plans d’Unai Emery.

Bournemouth perdra probablement Amine Adli, appelé avec les Lions de l’Atlas, mais l’ailier n’a disputé qu’une seule titularisation.
Antoine Semenyo, lui, restera disponible puisque le Ghana n’a pas obtenu son billet pour la compétition.

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Brentford devra faire sans Dango Ouattara (Burkina Faso) et Frank Onyeka (Nigeria), deux joueurs au temps de jeu limité en Premier League cette saison.


Brighton, Burnley et Crystal Palace : premières difficultés

À Brighton, l’absence du milieu camerounais Carlos Baleba, devenu une pièce essentielle, pourrait peser lourd. La non-qualification de la Gambie épargne toutefois Yankuba Minteh.

Burnley fera face à une vague de départs :

  • Axel Tuanzebe (RD Congo)
  • Lyle Foster (Afrique du Sud, sous réserve)
  • Hannibal Mejbri (Tunisie)

Un triple coup dur pour une équipe déjà en quête de stabilité.

Le cas de Crystal Palace est encore plus sensible. Le club perd son meilleur ailier, Ismaïla Sarr, auteur de 8 buts cette saison.
À cela s’ajoutent les incertitudes concernant :

  • Kristantos Uche (Nigeria)
  • Chadi Riad (Maroc)
  • Cheick Doucouré (Mali)

Un scénario qui pourrait priver Palace de forces vives juste avant son quart de finale de Carabao Cup face à Arsenal.


Everton, Fulham et Liverpool : des absences majeures

Everton perd deux titulaires clés : Ilman Ndiaye et Idrissa Gueye, tous deux appelés avec le Sénégal.
Bonne nouvelle, toutefois : Beto restera avec l’équipe, la Guinée-Bissau ayant manqué la qualification.

À Fulham, le Nigeria ponctionnera trois joueurs : Alex Iwobi, Calvin Bassey et Samuel Chukwueze.
Deux d’entre eux figurent dans le onze de départ type de Marco Silva : l’impact sera donc réel.

À Liverpool, une seule absence… mais pas des moindres : Mohamed Salah, véritable cœur offensif de l’équipe.
Si les Reds ont appris à survivre sans lui sur de courtes périodes, une absence pouvant dépasser un mois pourrait avoir des conséquences directes dans la course au titre.


Manchester City, Manchester United et Newcastle : un trio sous tension

Manchester City laissera partir Omar Marmoush (Égypte) et Rayan Aït-Nouri (Algérie). Leur impact reste modéré, leur saison étant jusque-là perturbée par les blessures.

En revanche, Manchester United fait face à un casse-tête majeur :

  • Bryan Mbeumo (Cameroun)
  • Amad Diallo (Côte d’Ivoire)
  • Noussair Mazraoui (Maroc)
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Les trois évoluent sur le côté droit, obligeant Ruben Amorim à repenser entièrement son animation offensive et défensive.

À Newcastle, seul Yoane Wissa pourrait manquer à l’appel. Mais son retour progressif après une blessure au genou laisse planer l’incertitude quant à sa convocation.


Nottingham Forest, Tottenham et West Ham : un impact variable

Pour Nottingham Forest, l’ampleur des absences pourrait aller de 1 à 4 joueurs. Seul Ibrahim Sangaré semble certain de partir. Les cas Boly, Awoniyi et Aina dépendront de leur condition physique.

Tottenham, de son côté, pourrait perdre deux milieux :

  • Pape Sarr (Sénégal)
  • Yves Bissouma (Mali)

Heureusement pour les Spurs, Mohammed Kudus restera disponible, le Ghana n’étant pas qualifié.

À West Ham, les deux latéraux titulaires — Aaron Wan-Bissaka et Alhadi Malick Diouf — seront mobilisés, ce qui ouvre une période délicate pour la défense londonienne.


Wolverhampton et Sunderland : les grands perdants de cette CAN

Wolverhampton, lanterne rouge et toujours à la recherche de sa première victoire, vivra une période particulièrement compliquée. Cinq joueurs manqueront à l’appel :
Munetsi, Chirewa, Agbadou, Arokodare et Chatchoua.
Mis à part Chirewa, ils jouent tous un rôle majeur dans la structure de l’équipe.

Enfin, le club le plus touché sera sans contestation possible : Sunderland.
Sept départs en une seule trêve : Talbi, Diarra, Reinildo, Adingra, Traoré, Masuaku et Sadiki.
Une véritable saignée qui pourrait coûter cher au club.


Conclusion

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 promet d’être passionnante, mais elle impose un défi colossal aux clubs de Premier League.
Entre pertes majeures, ajustements tactiques forcés et calendrier infernal, certains clubs devront redoubler de créativité pour éviter l’effondrement durant cette période charnière.
Le débat sur la compatibilité des calendriers — africain et européen — n’a jamais été aussi brûlant, et cette édition au Maroc pourrait relancer les discussions sur une harmonisation mondiale.

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