6 points clés qui ont dessiné les contours des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Le compte à rebours a commencé pour le coup d’envoi de la plus grande édition de l’histoire de la Coupe du Monde 2026. Organisée en Amérique du Nord avec la participation de 48 nations, cette édition promet un spectacle unique mêlant géants du football et nouveaux visages venus marquer l’histoire pour la première fois.
Après des éliminatoires étalés sur deux ans et demi, marqués par 2 527 buts, la liste des qualifiés a été complétée mercredi à l’aube. Une nouvelle phase d’attente et de défis commence, mais avant cela, il convient de souligner les faits marquants qui ont jalonné ce parcours.
1. La Suède qualifiée sans aucune victoire : un paradoxe qui fait débat
Dans l’une des histoires les plus insolites de ces éliminatoires, la Suède a réussi à décrocher son billet pour le Mondial sans avoir remporté le moindre match lors de la phase de groupes. On pourrait se demander comment une équipe incapable de gagner une seule rencontre dans sa poule peut se qualifier. La réponse réside dans la complexité du système de l’UEFA.
La Suède a concédé deux nuls et quatre défaites en six matchs, terminant à la dernière place de son groupe. Cependant, elle a bénéficié d’une seconde chance grâce à ses performances antérieures en Ligue des Nations 2024/2025. En terminant en tête de son groupe en Ligue C (devant l’Azerbaïdjan, la Slovaquie et l’Estonie), elle a été repêchée pour les barrages. Lors de ces barrages européens, elle a battu l’Ukraine (3-1) en demi-finale jeudi dernier, avant de s’imposer contre la Pologne (3-2) lors de la finale décisive ce mardi.
2. L’Italie absente : le « troisième choc »
Le quadruple champion du monde ne sera, une fois de plus, pas de la partie. L’Italie, l’une des plus grandes nations du football, a échoué à se qualifier pour la plus grande Coupe du Monde de l’histoire. Alors que l’Europe enverra 16 représentants, la Squadra Azzurra n’en fait pas partie. Cet échec, scellé par une défaite aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine, a provoqué une profonde introspection dans le pays. C’est un traumatisme répété pour les supporters, après les absences déjà historiques de 2018 et 2022.
3. Des entraîneurs italiens bien présents malgré l’absence nationale
Si l’équipe nationale est absente, le savoir-faire italien sera bien représenté sur les bancs de touche :
- Vincenzo Montella a mené la Turquie à la victoire contre le Kosovo en finale des barrages.
- Fabio Cannavaro, capitaine des champions du monde 2006, a été nommé sélectionneur de l’Ouzbékistan en octobre dernier, après leur toute première qualification historique.
- Carlo Ancelotti a pris les rênes du Brésil en mai dernier.
4. L’Iran et le défi géopolitique
Le cas de l’Iran attire l’attention, tant sur le plan sportif que politique, en raison des défis liés à l’entrée de la délégation sur le territoire américain. La FIFA et Gianni Infantino maintiennent que l’Iran jouera ses matchs comme prévu à Los Angeles et Seattle, au sein du Groupe G (avec la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Égypte). Malgré la suspension de leur championnat national en raison du contexte actuel, les joueurs iraniens se disent prêts, bien que leurs officiels aient initialement demandé un transfert de leurs matchs vers le Mexique.
5. De nouveaux visages écrivent l’histoire
Le passage à 48 équipes a ouvert la porte à de nouvelles nations. Quatre pays feront leurs grands débuts cette année : l’Ouzbékistan, la Jordanie, le Cap-Vert et Curaçao.
- Curaçao devient le plus petit pays (en population, environ 156 000 habitants) à se qualifier pour un Mondial.
- Le Cap-Vert se classe désormais au troisième rang des plus petites nations de l’histoire de la compétition.
- À noter également le retour de la RD Congo, qui revient après 52 ans d’absence (leur seule participation remontait à 1974, sous le nom du Zaïre).
6. Visas pour les supporters : le défi logistique majeur
À l’approche du tournoi, des milliers de supporters (notamment d’Irak, de Turquie et de RD Congo) s’inquiètent de l’obtention de leurs visas pour les États-Unis. Le président américain Donald Trump a promis un service accéléré via la « FIFA Card », permettant aux détenteurs de billets d’obtenir des rendez-vous prioritaires. Les fédérations nationales reçoivent des quotas de billets de la part de la FIFA, généralement distribués aux supporters les plus fidèles ayant suivi les éliminatoires.
En résumé, l’édition 2026 s’annonce comme un mélange sans précédent d’opportunités et de défis, où le sport croise la politique et où de nouveaux récits s’écrivent sur la plus grande scène du monde.
