Salaires faramineux en Premier League : quels sont les entraîneurs les mieux payés ?
Les salaires colossaux jouent un rôle majeur dans le football moderne, les entraîneurs de Premier League anglaise étant soumis à une pression énorme pour obtenir les résultats attendus. Des millions de livres sterling sont en jeu tout au long de la saison, et les directions des clubs n’hésitent souvent pas à prendre des décisions radicales dès que les résultats se dégradent.
Bien que la nature des propriétaires de clubs de football puisse parfois être impitoyable, les entraîneurs perçoivent des compensations financières considérables pour leur travail, même ceux qui peinent à préserver leur position et leur réputation. Certains entraîneurs découvrent rapidement le visage cruel du métier, tandis que d’autres bénéficient de suffisamment de temps pour redresser la situation. Mais au final, il est difficile pour un entraîneur de se plaindre des sommes qui atterrissent chaque semaine sur son compte.
Les premiers contrats des entraîneurs de Premier League anglaise comptent parmi les plus élevés au monde, la Premier League dominant une large part du classement financier du football établi par Deloitte (Deloitte Football Money League). Avec la popularité croissante de la compétition et les investissements qui l’accompagnent, il n’est plus surprenant de voir des salaires aussi élevés pour les entraîneurs.
Gary O’Neil (Ipswich Town) — 2 millions de livres sterling (environ 2,6 millions de dollars) par an
Après deux précédentes expériences à la tête de clubs de Premier League, Gary O’Neil fait son retour dans la compétition, chargé cette fois de maintenir Ipswich Town parmi l’élite. O’Neil a remplacé Kieran McKenna, qui a quitté son poste malgré avoir ramené le club en Premier League dès sa première tentative.
O’Neil dirigeait le RC Strasbourg avant d’accepter de succéder à McKenna en juillet, et il possède un bon bilan dans les luttes pour le maintien après avoir sauvé Bournemouth de la relégation en 2023.
Daniel Farke (Leeds United) — 2 millions de livres sterling (environ 2,6 millions de dollars) par an
Malgré les critiques qui ont visé son style d’entraîneur par le passé, Leeds United a fait confiance à l’entraîneur allemand Daniel Farke à l’été 2023. Son contrat devrait courir jusqu’en 2027, après avoir mené l’équipe au titre de Championship avec 100 points en 2025, avant de réussir à la maintenir en Premier League la saison dernière. L’avenir de Farke était incertain avant le début de la saison, mais il a terminé la compétition à la 14e place, ce qui fait de lui l’un des entraîneurs les moins bien payés du championnat, et il pourrait réclamer une augmentation s’il continue à bâtir le succès de l’équipe.
Régis Le Bris (Sunderland) — 2 millions de livres sterling (environ 2,6 millions de dollars) par an
Le Français Régis Le Bris dirige Sunderland depuis l’été 2024, et il n’a eu besoin que d’une seule saison pour mener l’équipe en Premier League.
L’entraîneur, âgé de 50 ans, a démontré ses capacités tactiques et a réussi à s’imposer au plus haut niveau.
Lors de la saison 2025-2026, il a réalisé un début exceptionnel : non content de maintenir Sunderland en Premier League, il l’a également qualifié pour une compétition européenne, l’équipe disputant l’Europa League la saison prochaine.
Fabian Hürzeler (Brighton) — 2,5 millions de livres sterling (environ 3,2 millions de dollars) par an
Fabian Hürzeler intéressait Tottenham avant que le club londonien ne s’attache les services de Thomas Frank, et en rejoignant Brighton en provenance du FC St. Pauli allemand en 2024, il est devenu, à 31 ans, l’un des entraîneurs les plus jeunes de l’histoire de la Premier League.
Lors de sa première saison en Angleterre, il a mené Brighton à la huitième place, avant de réussir par la suite à qualifier l’équipe pour la Conference League européenne.
Avec la progression continue de sa cote à l’Amex Stadium, l’intérêt des grands clubs européens à son égard devrait s’accroître.
Alvaro Arbeloa (Fulham) — 2,6 millions de livres sterling (environ 3,4 millions de dollars) par an
Passer du Santiago Bernabéu à Craven Cottage représente un changement considérable, ce qui a valu à la nomination d’Alvaro Arbeloa comme entraîneur de Fulham une large attention. Bien qu’il n’ait pas obtenu de contrat permanent en tant qu’entraîneur du Real Madrid, il a montré suffisamment de qualités pour convaincre les propriétaires de Fulham de ses capacités.
Arbeloa a succédé à l’entraîneur portugais Marco Silva, et il percevra un bon salaire, sans toutefois s’approcher de celui qu’il aurait pu toucher dans la capitale espagnole.
Keith Andrews (Brentford) — 2,6 millions de livres sterling (environ 3,4 millions de dollars) par an
Dans une décision surprenante, Brentford a choisi de promouvoir Keith Andrews depuis l’intérieur du staff technique après le départ de Thomas Frank pour Tottenham.
Bien qu’il n’ait aucune expérience préalable comme entraîneur principal, Andrews est passé du poste d’entraîneur des coups de pied arrêtés à celui de responsable de l’équipe, faisant face directement au défi posé par les départs des stars de l’équipe Bryan Mbeumo et Christian Nørgaard.
Mais il a surpris tout le monde en menant Brentford à jouer la qualification européenne la saison dernière, ce qui lui a valu une prolongation de contrat de 6 ans en février dernier.
Sergej Jakirović (Hull City) — 3 millions de livres sterling (environ 3,9 millions de dollars) par an
Il peut sembler surprenant de voir Sergej Jakirović devant des entraîneurs comme Arbeloa et Hürzeler, mais il est susceptible de grimper encore dans ce classement.
Des négociations sont en cours avec Hull City pour un nouveau contrat, après avoir mené l’équipe à la montée via les barrages.
L’entraîneur bosnien était un nom relativement inconnu du public anglais, mais il s’est forgé une réputation depuis son arrivée au MKM Stadium.
Pierre Sage (Crystal Palace) — 4 millions de livres sterling (environ 5,2 millions de dollars) par an
Pierre Sage est l’un des entraîneurs les plus estimés du football français, et Crystal Palace s’est attaché ses services après le départ d’Oliver Glasner.
L’entraîneur possède un solide palmarès, ayant remporté la Coupe de France avec Lens la saison dernière, et ayant devancé Luis Enrique pour recevoir le trophée du meilleur entraîneur de Ligue 1.
Sage prend en charge un projet ambitieux après le sacre de Palace en Conference League, et il devra assurer la continuité du succès obtenu par Glasner.
Marco Rose (Bournemouth) — 4 millions de livres sterling (environ 5,2 millions de dollars) par an
Marco Rose est l’un des entraîneurs étrangers à la solide réputation, et il a pris les rênes de Bournemouth en remplacement d’Andoni Iraola dans les dernières semaines de la saison dernière. Sa grande expérience a constitué un atout important pour le club, lui qui a déjà entraîné des équipes comme le Borussia Dortmund, le RB Leipzig et le RB Salzbourg.
Bournemouth disputera pour la première fois de son histoire une compétition européenne sous sa direction, mais le plus grand défi qui l’attend sera de gérer l’habitude du club de vendre ses stars.
Frank Lampard (Coventry City) — 5 millions de livres sterling (environ 6,5 millions de dollars) par an
Frank Lampard vivra la saison prochaine sa quatrième expérience comme entraîneur en Premier League, et la troisième avec un club différent, après avoir mené Coventry City à la montée grâce au titre de Championship. Lampard a réussi à retrouver sa place après deux passages décevants avec Chelsea, comme entraîneur intérimaire, et avec Everton ; son nom est même désormais évoqué parmi les candidats potentiels pour diriger l’équipe d’Angleterre.
Après son succès avec Coventry la saison dernière, Lampard est entré dans les plans de plusieurs clubs, avant que le club ne décide de lui accorder un nouveau contrat en juin, le maintenant à la tête du staff technique jusqu’à l’été 2029.
Michael Carrick (Manchester United) — 5 millions de livres sterling (environ 6,5 millions de dollars) par an
Il y a de fortes chances que Michael Carrick soit l’entraîneur le moins bien payé de Manchester United depuis l’ère du légendaire Alex Ferguson, hors primes et bonus éventuels. Carrick a obtenu la chance de sa vie après avoir mené l’équipe, lors de son second passage comme entraîneur intérimaire, à la troisième place, ce qui lui a valu ensuite un poste permanent.
Manchester United, sous sa direction, retrouvera la Ligue des champions la saison prochaine, faisant de lui le septième entraîneur permanent à tenter de ramener le club à sa gloire passée depuis le départ de Ferguson.
S’il parvient à ramener le titre de Premier League à Old Trafford, sa position dans ce classement grimpera assurément de manière significative.
David Moyes (Everton) — 5 millions de livres sterling (environ 6,5 millions de dollars) par an
David Moyes a fait son retour à Everton en remplacement de Sean Dyche, limogé après un début de saison difficile, et l’entraîneur écossais a réussi à redonner de l’énergie à l’équipe.
Moyes a aidé le club à renouer avec les victoires à la fin de la saison 2024-2025, l’éloignant des zones de danger au classement.
L’entraîneur chevronné espère justifier dans les années à venir le contrat qu’il a signé avec le club, d’une valeur de 5 millions de livres sterling par an.
Malgré le fléchissement des performances de l’équipe lors de la seconde moitié de la saison dernière, dans la course à la qualification européenne, Moyes a accompli un travail solide compte tenu de la situation dans laquelle se trouvait l’équipe à son retour.
Matthias Jaissle (Newcastle United) — 6 millions de livres sterling (environ 7,8 millions de dollars) par an
Le passage d’Eddie Howe à Newcastle United a pris fin de manière soudaine à l’été 2026, le club ayant annoncé son départ quelques semaines seulement avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027.
Howe avait mené l’équipe au sacre en Coupe de la Ligue anglaise en 2025, mettant fin à une disette de titres qui durait depuis 70 ans. Newcastle s’est empressé de nommer l’Allemand Matthias Jaissle, qui a signé un contrat de 4 ans avec le club.
Le club anglais a versé 8,5 millions de livres sterling à Al-Ahli d’Arabie saoudite pour s’attacher ses services.
Jaissle, âgé de 38 ans, est considéré comme l’un des meilleurs jeunes entraîneurs du football mondial, mais la question demeure de savoir s’il sera capable de reproduire le même succès que son prédécesseur Eddie Howe.
Roberto De Zerbi (Tottenham) — 8 millions de livres sterling (environ 10,4 millions de dollars) par an
L’offre financière a été déterminante pour convaincre l’Italien Roberto De Zerbi de prendre les rênes de Tottenham Hotspur en mars, alors que l’équipe luttait pour éviter la relégation. Selon certaines informations, l’entraîneur italien avait accepté de rester avec l’équipe même en cas de descente en Championship, compte tenu de la période catastrophique que traversait le club.
Mais De Zerbi n’aura pas à affronter des clubs comme Lincoln City la saison prochaine, Tottenham ayant réussi à se maintenir en Premier League lors de la dernière journée de la saison 2025-2026. L’entraîneur italien se concentrera sur l’amélioration de la position de l’équipe après avoir terminé la saison à la 17e place, d’autant que la direction du club a soutenu son projet par des dépenses considérables, dont 100 millions de livres sterling pour recruter Sandro Tonali et 85 millions pour Matheus Fernandes.
Unai Emery (Aston Villa) — 8 millions de livres sterling (environ 10,4 millions de dollars) par an
Unai Emery n’a cessé de prouver ses qualités dans l’entraînement des clubs, se forgeant une solide réputation dans la transformation d’équipes moins favorisées en concurrentes redoutables, ce qui a été l’une des principales raisons ayant conduit à son contrat avantageux avec Aston Villa. L’entraîneur espagnol avait initialement obtenu un salaire de 4 millions de livres sterling, en plus de bonus potentiels pouvant atteindre 1 million de livres.
Après avoir mené Aston Villa à la qualification pour la Ligue des champions lors de la saison 2024-2025, il a obtenu un nouveau contrat s’étendant jusqu’en 2029, et son salaire a été doublé pour atteindre 8 millions de livres sterling par an.
S’il parvient à répéter ou à améliorer son exploit consistant à remporter l’Europa League la saison dernière, son salaire pourrait encore augmenter.
Andoni Iraola (Liverpool) — 8 millions de livres sterling (environ 10,4 millions de dollars) par an
Après le limogeage d’Arne Slot par Liverpool, le nom d’Andoni Iraola figurait parmi les principaux candidats pour prendre les commandes de l’équipe à Anfield.
Le club anglais tenait à s’attacher les services de l’entraîneur espagnol après son départ de Bournemouth, afin de s’assurer l’un des entraîneurs les plus prometteurs d’Europe. Le recrutement d’Iraola n’a pas été bon marché, mais il apporte avec lui un style de jeu séduisant et l’opportunité d’inscrire son nom dans l’histoire du club.
L’entraîneur espagnol percevra un salaire supérieur à celui de son prédécesseur, et compte tenu de l’ampleur des dépenses engagées par le club, les supporters ambitieux de Liverpool attendent de renouer avec la compétition pour les titres et la course au championnat.
Enzo Maresca (Manchester City) — 10 millions de livres sterling (environ 13 millions de dollars) par an
Le jour que redoutaient les supporters de Manchester City est arrivé la saison dernière, lorsque Pep Guardiola a annoncé la fin de son aventure avec l’équipe après une décennie de domination sur le football anglais.
L’entraîneur espagnol a transmis le flambeau à son ancien adjoint Enzo Maresca, devenu responsable d’une nouvelle ère à l’Etihad Stadium. Manchester City avait commencé à entrer en contact avec Maresca alors qu’il était encore entraîneur de Chelsea, avant de présenter ses excuses au club londonien et d’accepter de verser une compensation financière pour son départ.
L’entraîneur italien percevra un salaire important à Manchester City, où l’attend la lourde tâche de marcher sur les traces de l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire du football.
Xabi Alonso (Chelsea) — 11,5 millions de livres sterling (environ 14,9 millions de dollars) par an
La plupart des observateurs de la Premier League s’attendaient à ce que Xabi Alonso succède à Arne Slot à Liverpool, mais Chelsea a réussi à convaincre l’entraîneur espagnol de revenir en Angleterre.
L’expérience d’Alonso au Real Madrid a été marquée par de nombreux rebondissements, et s’est terminée par son limogeage, davantage en raison de problèmes en coulisses que de résultats sur le terrain. La nomination d’Alonso est perçue comme un grand coup pour Chelsea, et le fait de lui accorder le titre de « directeur technique » plutôt que de simple « entraîneur » témoigne de la volonté des propriétaires du club de lui octroyer de larges pouvoirs dans la gestion de l’équipe.
Il serait logique de lui accorder cette confiance, non seulement parce qu’il figure parmi les entraîneurs les mieux payés de Premier League, mais aussi en raison de son succès remarquable au Bayer Leverkusen, qu’il avait mené au titre de champion d’Allemagne sans la moindre défaite.
Oliver Glasner (Nottingham Forest) — 11,5 millions de livres sterling (environ 14,9 millions de dollars) par an
L’argent a son mot à dire, tout comme le propriétaire de Nottingham Forest, Evangelos Marinakis, qui a fait d’Oliver Glasner l’un des entraîneurs les mieux payés de Premier League.
Après son sacre avec Crystal Palace en Conference League, il semblait que l’entraîneur autrichien attendrait l’occasion d’entraîner l’un des géants d’Europe. Mais Glasner a décidé de vivre une nouvelle expérience, sans s’éloigner beaucoup, en acceptant de succéder à Vitor Pereira à Nottingham Forest.
L’entraîneur autrichien devient ainsi le cinquième à diriger l’équipe en l’espace d’une seule année, et tous les regards seront donc tournés vers la question de savoir s’il restera parmi les entraîneurs les mieux payés dans les mois à venir.
Mikel Arteta (Arsenal) — 15 millions de livres sterling (environ 19,5 millions de dollars) par an
La décision de prolonger le contrat de Mikel Arteta avec Arsenal jusqu’à la fin de la saison 2024-2025 avait suscité des réactions partagées, son salaire ayant alors atteint 10 millions de livres sterling, ce qui avait poussé certains supporters à se demander si l’entraîneur espagnol était bien l’homme de la situation. Mais ses succès récents ont changé l’avis de nombreux sceptiques. La patience d’Arsenal envers Arteta s’est révélée être une décision judicieuse, celui-ci ayant enfin ramené le club sur le podium du titre de Premier League.
Il n’en est pas resté là, étant même tout près de réaliser un exploit que même la légende Arsène Wenger n’était jamais parvenu à accomplir, à savoir remporter la Ligue des champions, avant de s’incliner face au Paris Saint-Germain aux tirs au but en finale la saison dernière.
Le nouveau contrat d’Arteta comprend 5 millions de livres sterling de bonus, qu’il a perçus après avoir remporté le titre de champion. Son contrat actuel expire en 2027, et son renouvellement pourrait lui valoir un salaire encore plus élevé à l’avenir.
