Gabriel Jesus et les pépites sud-américaines de 2016
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Gabriel Jesus et les autres : que sont devenues les 10 pépites latines de 2016 ?

Le talent brut est-il une garantie de succès au sommet du football mondial ? En 2016, le magazine FourFourTwo identifiait dix jeunes pépites sud-américaines promises à un avenir radieux. Dix ans plus tard, si certains comme Gabriel Jesus soulèvent des trophées en Premier League, d’autres ont connu des trajectoires bien plus sinueuses entre espoirs déçus et relances inattendues. Plongée dans le destin croisé de ces prodiges latinos que tout le monde s’arrachait.

En 2016, le célèbre magazine FourFourTwo publiait une liste des 10 talents les plus prometteurs d’Amérique du Sud, après leurs performances remarquées lors de la Coupe du Monde U20 en 2015. Dix ans plus tard, les trajectoires de ces prodiges ont pris des directions radicalement opposées.

Si l’un d’entre eux est devenu un pilier de la Premier League, d’autres ont connu des carrières plus modestes ou des revers brutaux. Voici le bilan de ces dix destins croisés.


1. Gabriel Jesus (Brésil) – La consécration

C’est sans aucun doute le plus grand succès de cette liste. Après avoir explosé à Palmeiras, il a remporté quatre titres de Premier League avec Manchester City sous les ordres de Pep Guardiola. Aujourd’hui, il évolue à Arsenal, restant l’un des attaquants les plus respectés d’Europe.

2. Giovani Lo Celso (Argentine) – L’élégance irrégulière

Transféré au PSG peu après la publication de la liste, il a ensuite brillé au Betis Séville. En 2020, Tottenham l’achète pour 55 millions de livres (environ 70 millions de dollars). Après avoir vu son temps de jeu diminuer en Angleterre, il a fait son grand retour au Betis en 2024 pour relancer sa carrière.

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3. Yeferson Soteldo (Venezuela) – L’idole de Santos

Petit par la taille mais immense par le talent, Soteldo a brillé avec Santos au Brésil. Après une parenthèse à Toronto (MLS), il est revenu sur les terres brésiliennes, cette fois sous les couleurs de Fluminense. Il compte aujourd’hui 53 sélections avec le Venezuela.

4. Nahitan Nández (Uruguay) – Le guerrier

Passé de Peñarol à Boca Juniors, il a ensuite découvert l’Europe avec Cagliari en Italie. En 2024, il a succombé aux sirènes de la Saudi Pro League en rejoignant le club d’Al-Qadsiah.

5. Francisco Sierralta (Chili) – La stabilité anglaise

Après des échecs à Grenade (Espagne) et à l’Udinese (Italie), le défenseur chilien a trouvé son équilibre à Watford. Récemment, il a choisi de relever un nouveau défi en rejoignant l’AJ Auxerre en France.

6. Edwin Cardona (Colombie) – Le talent voyageur

Star à Monterrey (Mexique) et idole déchue à Boca Juniors, le meneur de jeu colombien est retourné aux sources. Il évolue désormais dans son pays natal avec l’Atlético Nacional.

7. Saúl Salcedo (Paraguay) – Le capitaine fidèle

Défenseur solide, il mène aujourd’hui les troupes de Newell’s Old Boys en Argentine. Bien que moins médiatisé, il reste une valeur sûre du football sud-américain et compte deux sélections avec le Paraguay.

8. Edwin Saavedra (Bolivie) – L’icône locale

Saavedra est une légende vivante du club bolivien Bolivar, où il a disputé plus de 300 matchs. Malgré un court passage par Mamelodi Sundowns en Afrique du Sud, c’est en Bolivie qu’il a écrit son histoire.

9. José Angulo (Équateur) – Le destin brisé

En 2016, il signe à Grenade (Espagne) mais sa carrière bascule après un contrôle positif aux produits dopants. Suspendu quatre ans, il n’a jamais retrouvé son niveau d’antan et joue aujourd’hui pour Emelec en Équateur.

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10. Luiz Beto da Silva (Pérou) – L’éternel espoir

Annoncé comme le futur du Pérou lors de sa signature à l’equipe reserve du PSV Eindhoven, il n’a jamais réussi à s’imposer en Europe. Il est devenu un véritable globe-trotter, passant par 11 clubs différents, avant de finir au Deportivo Garcilaso au Pérou.

Le destin de ces dix joueurs nous rappelle une vérité brutale du football de haut niveau : le talent pur n’est qu’une infime partie de l’équation. Entre blessures, choix de carrière, erreurs de jeunesse ou simple pression médiatique, le chemin vers les sommets est parsemé d’embûches.

Si Gabriel Jesus a su confirmer son statut de star mondiale, d’autres comme Luiz Beto da Silva ou José Angulo servent d’avertissement aux nouvelles générations. Dans un football de plus en plus exigeant, la force mentale et l’entourage comptent autant que la technique balle au pied.

Aujourd’hui, alors que les recruteurs scrutent déjà les pépites de 2026, il sera passionnant de voir quels jeunes talents parviendront à maintenir leur trajectoire vers la gloire.

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