120 minutes ne suffisent pas… Qu’ont apporté les prolongations et les tirs au but dans l’histoire de la Coupe du Monde ?

Illustration aquarelle d'un gardien plongeant pour tenter d'arrêter un penalty dans un stade de football bondé en nocturne.

Avec le coup d’envoi des phases à élimination directe de la Coupe du Monde 2026, les regards des fans de football se tournent vers une étape sans possibilité de rattrapage : la victoire devient le seul moyen de poursuivre la compétition, tandis qu’un faux pas signifie la fin du parcours.

Les matchs à élimination directe diffèrent de la phase de groupes : il n’y a plus de calculs de points ni de compensation de résultats. L’équipe perdante quitte directement le tournoi, tandis que la gagnante poursuit sa route vers les tours suivants. Si le temps réglementaire se termine sur un match nul, la rencontre se prolonge de 30 minutes supplémentaires, réparties en deux mi-temps. Si le score reste inchangé après 120 minutes, le qualifié est déterminé par les tirs au but.

Beaucoup estiment que la fatigue accumulée pendant le match réduit la capacité des joueurs à exécuter les plans offensifs, ce qui rendrait les prolongations moins décisives. Pourtant, l’histoire de la Coupe du Monde montre une réalité différente.

Les statistiques indiquent que les prolongations ont véritablement changé le cours d’un grand nombre de matchs : sur 73 rencontres ayant atteint les prolongations, 52 ont vu le résultat évoluer, soit un taux de 71,23 %.

Ces chiffres reflètent le fait que cette demi-heure supplémentaire est souvent synonyme de bouleversements, que ce soit en raison de la précipitation des équipes en quête du but qualificatif, ou des erreurs physiques liées à la baisse de la forme dans les derniers instants.

Les tirs au but, la dernière carte

Bien que les prolongations parviennent à changer le cours de nombreux matchs, cela ne signifie pas pour autant que la qualification se décide avant d’en arriver aux tirs au but.

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Les chiffres (avant le Mondial 2026) révèlent que 35 matchs sur 73 ayant disputé les deux mi-temps supplémentaires se sont conclus par une séance de tirs au but, le match nul ayant persisté après 120 minutes complètes. Cela signifie que près de la moitié des matchs ayant connu des prolongations dans l’histoire de la Coupe du Monde ont été tranchés depuis le point de penalty.

L’un des exemples les plus marquants reste la finale disputée au Qatar en 2022 entre la France et l’Argentine : les prolongations se sont terminées sur un score de 1-1, après un temps réglementaire achevé sur 2-2, avant que les tirs au but ne désignent le champion.

Le but en or… une règle qui a créé des moments inoubliables

L’histoire de la Coupe du Monde rappelle l’une des règles les plus marquantes : celle du but en or, appliquée lors de seulement deux éditions du tournoi, la France 1998 et la Corée du Sud/Japon 2002.

Cette règle stipulait que le match prenait fin dès qu’un premier but était inscrit pendant les prolongations, l’équipe l’ayant marqué étant déclarée vainqueur immédiatement, sans que le temps restant ne soit joué.

Malgré la courte durée d’application de ce système, seuls 4 matchs ont été décidés de cette manière, restant gravés dans la mémoire des fans de football.

4 buts qui ont marqué l’histoire

La Coupe du Monde 1998 en France a vu le premier but en or de l’histoire du tournoi, lorsque Laurent Blanc a inscrit le but de la victoire pour la France à la 114e minute face au Paraguay, qualifiant son équipe pour le tour suivant.

Lors du Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon, Henri Camara a marqué à la 104e minute, offrant la victoire au Sénégal face à la Suède en huitièmes de finale.

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Ahn Jung-hwan a également inscrit un but historique de la tête à la 117e minute, offrant à la Corée du Sud la victoire face à l’Italie, dans l’un des matchs les plus passionnants et controversés du tournoi.

Quant au quatrième et dernier but en or, il a été marqué par İlhan Mansız d’une demi-volée à la 94e minute, qualifiant la Turquie pour les demi-finales aux dépens du Sénégal.

Des règlements clairs encadrent les prolongations

Pour éviter toute ambiguïté sur le terrain, les règlements de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) relatifs à la Coupe du Monde 2026 définissent clairement les procédures encadrant les prolongations et les tirs au but, dans l’article quatorze.

Le règlement précise que les prolongations sont composées de deux mi-temps de 15 minutes chacune, précédées d’une courte pause de 5 minutes après la fin du temps réglementaire.

Il n’existe par ailleurs aucune pause entre les deux mi-temps des prolongations, les joueurs devant rester sur le terrain pendant l’intervalle séparant les deux périodes.

Si l’égalité persiste à l’issue des prolongations, la décision passe directement aux tirs au but.

Avant l’exécution des tirs, l’arbitre du match procédait à deux tirages au sort : le premier pour déterminer le but sur lequel seraient exécutés tous les tirs, sauf en cas de circonstances exceptionnelles liées à la sécurité ou au mauvais état du terrain ; le second pour désigner le capitaine de l’équipe choisissant si son équipe tirerait en premier ou en second — sachant que la FIFA a récemment décidé de modifier ce système de double tirage au sort afin de garantir davantage d’équité.

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