Ces 11 légendes qui ont fait l’histoire de la Coupe du monde
À travers sa longue histoire, la phase finale de la Coupe du monde de football a vu naître des légendes qui ont gravé leur nom en lettres d’or dans la mémoire du ballon rond.
Du « Roi » Pelé, couronné trois fois sur le trône mondial, au magicien argentin Lionel Messi, qui a sublimé son épopée au Qatar, en passant par les caprices du destin vécus par le Français Zinedine Zidane et le « Phénomène » Ronaldo — entre la gloire des podiums et le drame des moments décisifs. Les Coupes du monde n’ont pas été de simples tournois de football, mais un théâtre historique où la ruse des défenseurs, les miracles des gardiens et le génie des attaquants ont écrit des chapitres de créativité humaine, transformant le rectangle vert en une scène d’immortalité footballistique.
Gordon Banks (Angleterre)
Gardien de but de clubs modestes (Leicester, Stoke), il est sacré champion du monde en 1966 et reste célèbre pour un arrêt « miraculeux » face à Pelé en 1970, dont le Brésilien dira : « Aujourd’hui, j’ai marqué un but, mais Banks l’a arrêté. »
Cafu et Roberto Carlos (Brésil)
Ces deux Brésiliens ont révolutionné le poste de latéral en accentuant considérablement son rôle offensif. Cafu possède le palmarès le plus « riche » en Coupe du monde, ayant remporté les éditions 1994 et 2002. Roberto Carlos, lui, s’est contenté du titre de 2002, alors que Cafu était le capitaine de la Seleção. Ensemble, ils ont perdu la finale de 1998 face à la France (0-3).
Franz Beckenbauer (Allemagne)
« Inventeur » du poste de libéro, le « Kaiser » a laissé l’une des images immortelles de la Coupe du monde lorsqu’il a terminé le « Match du siècle » — perdu par l’Allemagne face à l’Italie (3-4 après prolongations) en demi-finale du Mondial 1970 — le bras en écharpe et l’épaule bandée. Quatre ans plus tard, il réussit à soulever la Coupe du monde à domicile, lorsque le « réalisme » des Allemands parvient à briser le romantisme des Pays-Bas et de Johan Cruyff (2-1).
Fabio Cannavaro (Italie)
Incarnation parfaite du défenseur italien : un placement toujours impeccable, une concentration de tous les instants et un « vice » intelligent dès que le besoin s’en faisait sentir. Il était le capitaine de la Nazionale qui a remporté le titre en 2006 aux dépens de la France de Zidane (5-3 aux tirs au but après un match nul 1-1).
Zinedine Zidane (France)
Entré dans l’histoire grâce à un doublé, il en est sorti sur un carton rouge. Deux coups de tête face au Brésil en finale de 1998, et un penalty d’une Panenka magistrale en finale de 2006 face au gardien italien Gianluigi Buffon. Il est également le seul joueur, avec le Camerounais Rigobert Song, à avoir été expulsé deux fois en Coupe du monde : en 1998 face à l’Arabie saoudite, et lors de la finale de 2006 après son « coup de tête » sur l’Italien Marco Materazzi.
Andrés Iniesta (Espagne)
Le joueur de Barcelone a élevé la simplification du football au rang d’art. Exemple vivant du « tiki-taka » de son ancien club, il a inscrit le but de la victoire pour son pays lors de la finale du Mondial 2010 contre les Pays-Bas (1-0) à la fin des prolongations.
Diego Maradona (Argentine)
Il a imposé sa domination sur le Mondial 1986, portant presque à lui seul son pays vers le titre. Au sommet de son art au Mexique, il a guidé l’Albiceleste jusqu’à la finale et la victoire contre l’Allemagne de l’Ouest (3-2). Il a failli réitérer le même scénario quatre ans plus tard, mais s’est incliné cette fois face à la Manschaft (0-1). Il reste immortel pour avoir inscrit, en l’espace de quatre minutes, le but le plus controversé et le plus beau but de l’histoire de la Coupe du monde, entre la « Main de Dieu » et un slalom époustouflant au milieu de la défense anglaise en quart de finale.
Pelé (Brésil)
Le seul joueur à avoir remporté la Coupe du monde à trois reprises, du Mondial 1958 alors qu’il n’avait que 17 ans, au chef-d’œuvre de football offensif de l’édition 1970. Il a également remporté la Coupe du monde 1962, bien qu’il se soit blessé précocément dans le tournoi. Toujours considéré comme le plus grand de tous les temps, il a laissé une multitude d’images gravées dans l’histoire : de son doublé et ses larmes d’adolescent lors du titre de 1958, à sa passe « aveugle » pour Carlos Alberto en finale contre l’Italie (4-1) en 1970, sans oublier sa feinte de corps légendaire face au gardien de l’Uruguay et son lob lointain tenté contre la Tchécoslovaquie.
Lionel Messi (Argentine)
Messi a participé à cinq éditions de la Coupe du monde entre 2006 et 2022. Il commence son parcours en Allemagne en 2006 en tant que jeune prodige prometteur et inscrit son premier but contre la Serbie-et-Monténégro. Au Brésil en 2014, il guide l’Argentine jusqu’en finale, inscrit quatre buts et remporte le Ballon d’Or du tournoi malgré la défaite face à l’Allemagne. Au Qatar en 2022, il réalise son plus grand rêve en menant l’Argentine au titre mondial après une performance éblouissante, marquant sept buts et étant à nouveau sacré meilleur joueur de la compétition.
Ronaldo (Brésil)
Sacré champion du monde à seulement 17 ans en 1994 sans jouer, « El Fenómeno » a été frappé par la guigne quatre ans plus tard, victime d’un mystérieux malaise quelques heures avant la finale. Bien qu’ayant joué le match, il n’était que l’ombre du talent éclatant qu’on lui connaissait. Le meilleur attaquant de sa génération a pris sa revanche en 2002 en écrasant le tournoi, terminant meilleur buteur de la compétition grâce notamment à un doublé en finale face à l’Allemagne (2-0).
