Florentino Pérez entouré de Xabi Alonso, Julen Lopetegui et Rafael Benítez après des Clasicos décisifs entre le Real Madrid et le FC Barcelone, illustration aquarelle.

De Lopetegui à Alonso… l’historique des limogeages au Real Madrid après les Clasicos.

Il semble que Florentino Pérez, président du Real Madrid, ne supporte aucune défaite face à l’éternel rival, le FC Barcelone. Cela l’a souvent poussé à se séparer de ses entraîneurs, comme ce fut récemment le cas avec Xabi Alonso.

Le limogeage d’Alonso est intervenu moins de 24 heures après la défaite du Real Madrid (2-3) face au FC Barcelone en finale de la Supercoupe d’Espagne, disputée dimanche dernier au stade Al-Inma. Alonso devient ainsi le dernier entraîneur à avoir payé le prix d’un revers contre le Barça, un sort déjà subi par plusieurs techniciens avant lui, selon le quotidien espagnol Sport.

Le journal affirme que la défaite du Real Madrid face à Barcelone en Supercoupe « a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et mis fin à l’ère Alonso sur le banc ». Et d’ajouter : « Pour Florentino, perdre contre Barcelone n’est jamais une défaite ordinaire. »

Sport a mis en lumière cinq entraîneurs du Real Madrid qui ont connu un destin similaire à celui d’Alonso à cause de Barcelone :

Vanderlei Luxemburgo

L’entraîneur brésilien a payé très cher son incapacité à rivaliser avec Barcelone lors du premier mandat de Florentino Pérez à la présidence du club. Le Barça, dirigé alors par Frank Rijkaard, avait impressionné le monde avec une victoire éclatante (3-0) et une prestation de haut niveau, lors d’un match où le public du Santiago Bernabéu avait applaudi Ronaldinho, durant la saison 2004-2005. Luxemburgo a tenu deux semaines supplémentaires avant d’être limogé par Pérez, mais Sport a confirmé que la défaite face à Barcelone fut la cause directe de cette décision.

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Manuel Pellegrini

Pellegrini est resté une saison complète à la tête du Real Madrid, mais l’une des principales raisons de son limogeage fut la défaite 0-2 contre Barcelone au Santiago Bernabéu lors de la 31e journée de Liga en 2009-2010. Cette saison-là, le Real avait récolté 96 points, à seulement trois longueurs du Barça champion, ce qui a suffi à convaincre Pérez de se séparer de Pellegrini.

Rafael Benítez

Sous la direction de Benítez, le Real Madrid a subi une lourde humiliation à domicile face à Barcelone (0-4) lors de la 12e journée de la saison 2015-2016, malgré l’absence de Lionel Messi. Faute d’alternative immédiate, Pérez a attendu six semaines avant de le remplacer. Le journal précise : « La défaite contre Barcelone n’a pas fait tomber Benítez immédiatement, mais elle l’a laissé dans une position très fragile jusqu’à son éviction. »

Julen Lopetegui

L’arrivée de Lopetegui à l’été 2018 avait fait grand bruit, puisqu’il était alors sélectionneur de l’Espagne lors du Mondial en Russie. Le Real avait annoncé sa nomination deux jours avant le premier match de la Roja dans la compétition. Lopetegui est arrivé avec des idées offensives, mais la lourde défaite 1-5 face à Barcelone le 28 octobre 2018 a précipité son limogeage, malgré un effectif riche en stars comme Karim Benzema, Gareth Bale, Toni Kroos et Luka Modrić.

Santiago Solari

L’Argentin a quitté la Castilla pour prendre les rênes de l’équipe première à titre intérimaire après le départ de Lopetegui. Il a affronté Barcelone à trois reprises : deux fois en Coupe du Roi et une fois en championnat. Sous son ère, le Real Madrid a été éliminé en demi-finales de la Coupe du Roi 2018-2019 après une défaite cumulée 1-4 contre le Barça, avant de s’incliner 0-1 lors de la 26e journée de Liga. Cette dernière défaite a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », poussant Pérez à se séparer de Solari.

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Xabi Alonso

Le Real Madrid a officialisé la nomination d’Alonso juste après la fin de la saison 2024-2025 et le départ de Carlo Ancelotti. Sous sa direction, l’équipe a affiché des performances irrégulières. Le Real a perdu plusieurs matchs importants face à de grandes équipes, notamment le Paris Saint-Germain en demi-finale de la Coupe du monde des clubs, Liverpool en Ligue des champions et l’Atlético de Madrid en Liga, ce qui a soulevé des doutes quant à sa capacité à gérer les grands rendez-vous.
Malgré une victoire 2-1 contre Barcelone en championnat, le coup de grâce est venu lors d’un match décisif pour un titre, perdu 3-2 face au même adversaire, une défaite considérée comme l’une des principales raisons ayant conduit Florentino Pérez à décider de son éviction.

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