Les décisions arbitrales les plus controversées de la Coupe du Monde 2026

Illustration aquarelle d'un ballon de football et d'un carton rouge sur la pelouse d'un stade au coucher du soleil, avec projecteurs en arrière-plan.

La Coupe du Monde 2026 n’a pas échappé à la polémique arbitrale. Alors qu’il ne reste que peu de matchs avant la fin du tournoi, la compétition a connu, depuis la phase de groupes jusqu’au seuil des quarts de finale, de nombreux cas controversés qui ont enflammé le débat entre supporters et experts.

Le journal espagnol Marca a passé en revue les décisions arbitrales les plus controversées du tournoi jusqu’à présent, et les équipes arabes sont clairement présentes dans ces décisions les plus contestées.

Mexique – Afrique du Sud : 3 cartons rouges

Le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud a établi le record du plus grand nombre d’expulsions lors d’un match d’ouverture dans l’histoire de la Coupe du Monde, l’arbitre ayant brandi trois cartons rouges.

Mais la décision la plus controversée a été l’expulsion du joueur sud-africain Zwane après une intervention loin du ballon, que beaucoup ont jugée ne méritant pas le carton rouge, faisant de cette action l’une des décisions arbitrales les plus discutées du tournoi.

L’expulsion de Messi ignorée face à l’Algérie

Lors de la confrontation entre l’Argentine et l’Algérie, alors que l’Argentine menait un but à zéro, Lionel Messi a commis une intervention par-derrière sur le défenseur Issa Mandi.

Malgré les protestations des joueurs algériens, l’arbitre n’a même pas montré de carton jaune au capitaine argentin, qui a poursuivi le match et inscrit deux autres buts, ce qui a suscité un large mécontentement en Algérie, où l’on estimait que l’intervention méritait une sanction.

Penalty non accordé à Mbappé face au Sénégal

La France a réclamé un penalty lors du match face au Sénégal, après que Kylian Mbappé est tombé dans la surface de réparation suite à un contact avec un défenseur à la 57e minute.

Mais l’arbitre a refusé d’accorder la faute, et l’arbitrage vidéo (VAR) n’est pas non plus intervenu, transformant cet épisode en l’une des actions les plus controversées.

But de Vinicius annulé face à l’Écosse

Vinicius Junior a livré un grand match face à l’Écosse, et était proche de réaliser un triplé.La star brésilienne a inscrit un troisième but après avoir récupéré le ballon sur le dernier défenseur, mais la vidéo a incité l’arbitre à revoir un contact extrêmement léger survenu lors de la récupération du ballon, décidant finalement d’annuler le but au milieu de nombreuses protestations.

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Application de la « loi Vinicius »

Le match entre le Paraguay et la Turquie a connu la première application de ce que le journal a appelé la « loi Vinicius ». Miguel Almirón a été expulsé après avoir parlé à un joueur turc en mettant la main sur sa bouche, suite à un visionnage de l’action via la vidéo.

Cette décision a suscité une grande colère au Paraguay, avant que la même règle ne soit appliquée plus tard lors du match Équateur-Mexique, qui a vu l’expulsion de Piero Hincapié.

Violence ignorée entre l’Uruguay et le Paraguay

Marca a décrit le match entre l’Uruguay et l’Espagne comme l’un des plus rugueux du tournoi.

Le journal a estimé que l’arbitre a permis un grand nombre d’interventions violentes de la part des joueurs uruguayens sans siffler suffisamment de fautes, ce qui a provoqué la colère des joueurs espagnols, malgré leur victoire et malgré l’expulsion tardive du joueur uruguayen Agustín Canobbio.

Le match France-Paraguay a également marqué le tournoi par sa violence, se terminant sans que l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev ne brandisse le moindre carton (ni jaune ni rouge) à l’encontre des joueurs paraguayens, malgré la multitude de fautes et d’interventions violentes, ce qui a provoqué de vives critiques de la presse française. La star suédoise Zlatan Ibrahimović a qualifié ce match de rencontre où, s’il y avait joué, il aurait été expulsé « 4 fois ».

But de la Croatie annulé face au Portugal

Le Portugal a réussi à éviter les prolongations face à la Croatie après que la vidéo a annulé le but égalisateur inscrit par Mario Pašalić dans le temps additionnel.

L’examen a révélé que le ballon avait touché un joueur croate avant d’arriver à l’auteur du but, le plaçant en position de hors-jeu par une marge très faible, qui n’apparaissait pas clairement dans les rediffusions télévisées, tandis que les capteurs du ballon ont confirmé la justesse de la décision.

Annulation de l’expulsion de Balogun après l’intervention de Trump

Le journal a décrit l’affaire de l’attaquant américain Folarin Balogun comme « la plus grande controverse qu’ait connue le tournoi ».

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Le joueur avait été expulsé face à la Bosnie-Herzégovine, ce qui l’aurait privé du match face à la Belgique, avant que l’intervention du président américain Donald Trump et une décision de la Fédération internationale de football (FIFA) ne repoussent l’application de la sanction, permettant au joueur de disputer le match, ce qui a suscité une vague importante de critiques.

But de l’Égypte annulé face à l’Argentine

Le match entre l’Égypte et l’Argentine a connu l’une des actions les plus controversées du tournoi.

Après une contre-attaque rapide conclue par Mostafa Ziko avec un but magnifique donnant à l’Égypte une avance de deux buts, l’arbitre vidéo est intervenu avant la reprise du jeu, demandant à l’arbitre de revoir une faute antérieure commise sur Lisandro Martínez au début de l’action.

L’arbitre a décidé d’annuler le but en raison d’une intervention jugée fautive près du poteau de corner, une décision qui a suscité de larges protestations dans le camp égyptien, tant en raison de la nature du contact que de la longue durée écoulée avant le réexamen de l’action.

Deux penalties réclamés par l’Égypte face à l’Argentine

Outre le but annulé, la sélection égyptienne a réclamé deux penalties lors du match face à l’Argentine.

Le premier est survenu après un contact entre Julián Álvarez et Mohamed Salah, tandis que le second faisait suite à une intervention d’Alexis Mac Allister dans la surface de réparation.

Ces épisodes à répétition confirment que l’arbitrage restera l’un des grands sujets de débat de cette Coupe du Monde 2026, entre décisions jugées trop sévères, fautes manifestement ignorées et interventions extérieures inédites comme celle du président américain.

À quelques matchs de la fin du tournoi, la polémique risque de se poursuivre, tant les enjeux sportifs s’accompagnent désormais d’un examen minutieux de chaque intervention arbitrale, amplifié par la technologie de la VAR et par les réseaux sociaux.

Reste à savoir si les décisions les plus décisives — celles qui pourraient façonner l’issue finale du tournoi — susciteront le même niveau de controverse que celles déjà enregistrées depuis le coup d’envoi.


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