Illustration style aquarelle moderne montrant des footballeurs des sélections d'Égypte, du Maroc, d'Algérie et d'Arabie Saoudite sur un fond de stades internationaux et de monuments mondiaux.

Les dernières retouches avant le Mondial : Chocs internationaux pour les ambassadeurs du football arabe.

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, les représentants du monde arabe apportent leurs derniers réglages lors d’une série de matchs amicaux de haut niveau ce mardi. Il s’agit de la deuxième étape de l’actuelle fenêtre internationale FIFA.

L’affiche phare opposera les Pharaons d’Égypte à l’Espagne, championne d’Europe en titre. L’Arabie Saoudite se déplace en Serbie, tandis que l’Algérie affronte l’Uruguay et le Maroc se mesure au Paraguay. De leur côté, la Jordanie défie le Nigeria et la Tunisie sera aux prises avec le Canada. Seul le Qatar manque à l’appel, suite à l’annulation de ses matchs contre l’Argentine et la Serbie en raison de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.

Vendredi dernier, les résultats ont été contrastés : l’Égypte a lourdement battu l’Arabie Saoudite (4-0) à Djeddah, l’Algérie a écrasé le Guatemala (7-0), et la Jordanie a concédé le nul face au Costa Rica (2-2). La Tunisie a signé une victoire étriquée contre Haïti (1-0) pour les débuts de son nouveau sélectionneur Sabri Lamouchi, tandis que le Maroc a arraché le nul contre l’Équateur (1-1) pour la première de Mohamed Ouahbi.

Égypte vs Espagne

Les Pharaons passent un test de calibre mondial en affrontant la Roja à Barcelone. Pour le directeur technique Ibrahim Hassan, c’est « une occasion pour les joueurs de briser la barrière de la peur face aux grandes nations ». Privée de Mohamed Salah (blessé), l’Égypte devra se méfier d’une équipe espagnole en pleine forme, portée par la pépite du Barça Lamine Yamal et ses coéquipiers Pedri et Pau Cubarsí.

Arabie Saoudite vs Serbie

Sous pression après la débâcle face à l’Égypte, Hervé Renard joue gros à Bačka Topola. Critiqué par les supporters, le technicien français a injecté du sang neuf en appelant des joueurs de l’équipe réserve, comme le gardien vétéran Mohammed Al-Owais, espérant effacer la piètre image laissée à Djeddah et prouver que les « Faucons Verts » sont prêts pour le Mondial.

Lire aussi  Gabriel Jesus et les autres : que sont devenues les 10 pépites latines de 2016 ?

Algérie vs Uruguay

Après avoir fait le plein de confiance contre le Guatemala, les Fennecs de Vladimir Petković montent en gamme face à l’Uruguay au Juventus Stadium de Turin. Ce sera un véritable test pour le coach helveto-bosniaque, dont le choix d’adversaires modestes avait suscité quelques moqueries sur les réseaux sociaux. L’Uruguay sort d’un nul solide (1-1) contre l’Angleterre à Wembley.

Maroc vs Paraguay

À Lens (France), le Maroc poursuit sa préparation sud-américaine. Mohamed Ouahbi, qui a mené les Lionceaux au titre mondial U20 l’automne dernier, s’est dit « heureux de disputer de tels chocs ». Il a conservé l’ossature de son prédécesseur tout en intégrant des visages comme Chadi Riad (Crystal Palace) et Issa Diop (Fulham), qui a honoré sa première sélection contre l’Équateur.

Jordanie vs Nigeria

Pour sa première participation historique à un Mondial, la Jordanie se teste à Antalya contre le Nigeria. Le sélectionneur marocain Jamal Sellami a exhorté ses joueurs à s’inspirer du parcours du Maroc au Qatar en 2022 : « Le but est de surprendre tout le monde lors de la phase finale. »

Tunisie vs Canada

À Toronto, les Aigles de Carthage défient l’un des pays hôtes du Mondial. Ce match marquera la deuxième sortie de Sabri Lamouchi. À noter l’intégration de Rany Khedira (frère de l’ex-international allemand Sami Khedira). Lamouchi a souligné une « volonté de mieux faire » et compte profiter de ce duel pour tester de nouvelles organisations tactiques.

Au-delà des scores, c’est l’image d’un football arabe ambitieux et décomplexé qui se dessine sur la route de 2026. Portés par l’héritage de l’épopée marocaine au Qatar et portés par de nouveaux visages sur les bancs de touche, ces « ambassadeurs » abordent ces chocs internationaux avec une détermination claire : ne plus seulement participer, mais exister durablement parmi l’élite du football planétaire.

Lire aussi  Les 4 chocs à ne pas manquer après la trêve internationale.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *